Qu'entends-t-on la nuit à Yaoundé ?
Tout d'abord le soir tombe invariablement vers 18h30 - 19h, équateur oblige. Le bal des taxis jaunes, innombrables, ne s'arrête jamais. Les taxis partagent une même voiture. Un le jour, l'autre la nuit ou autrement en fonction des nécessités. Les révisions et contrôles techniques sont plutôt rares. L'état des véhicules laisse parfois à désirer. Une descente un peu trop rapide dans cette ville construite sur des collines et se sont des freins qui lâchent !! l'atterrissage se fait tant bien que mal avec les clients à bord. J'ai vu jusqu'à 8 personnes entassées dans une toyota "starlet" qui peut normalement en contenir 4 au maximum en comptant le conducteur.
Bref, les klaxons des taxis jaunes qui appellent les clients résonnent toute la nuit comme un bruit de fond permanent. Malgré la pluie, on continue à les entendre. Avec l'humidité, viennent aussi les crapauds buffles. D'énormes "crouaa, crouaa...". Ils sont très nombreux autour des endroits marécageux et l'eau stagnante ne manque pas à Yaoundé ! A tout malheur apparaît un bienfait, ils ont l'avantage d'avaler tout cru les moustiques...
Autre moment attendu, 5 heures du matin. Le Muezzin de la grande mosquée de Yaoundé entame la première prière du jour... c'est surprenant au départ bien qu'assez beau sur le fond. Puis au bout de quelques jours, comme le son des cloches de nos campagnes, on s'y fait.
Suivant les quartiers on peut également être réveillés à partir de 6h du matin et parfois plus tôt par les chansons militaires des soldats qui débutent leur entrainement. Viril...
Aboiements, disputes, sirènes complètent le décor et l'ambiance de la nuit. Difficile de dormir avec tout cela. En effet, petit détail à savoir, je n'ai pas encore vu de fenêtres qui fermaient correctement. Il existe d'énormes jours. Les positions fermées ou ouvertes sont à peu près équivalentes...
jeudi 23 février 2012
lundi 20 février 2012
Un nouveau week-end avec voiture
Cela fait maintenant plus d'une semaine que je suis à Yaoundé. L'acclimatation se fait lentement mais sûrement. Je commence à connaître la ville et je dois maintenant m'atteler à faire mon "trou" au niveau du poste qui est resté inoccupé pendant quelques temps. Cela ne va pas faciliter les choses car les mécanismes sont perdus et la nature ayant horreur du vide d'autres modalités de travail ont été mises en oeuvre.
J'ai quelques soucis aussi à ne pas pouvoir récupérer de l'argent, les distributeurs bancaires ne sont pas légions et les conditions de retrait à l'étranger sont assez faibles. En clair, la pratique est plutôt de tout payer en liquide et d'apporter avec soi son chéquier. Personne n'a eu l'obligeance de m'en parler auparavant. Il faut être sur place pour découvrir ce petit "truc".
Après plusieurs discussions et tractations, j'ai pu avoir un véhicule pour le week-end. J'ai dû le rendre ce lundi pour faire faire un deuxième devis et une révision... encore plusieurs jours qui vont se passer sans voiture à faire du taxi. c'est pénible.
Pour autant, on s'est un peu déplacé dans la ville avec quelques photos à la clef. J'ai fait l'acquisition (après négociation bien sûr !) de deux petites statuettes assez jolis, à un prix qui me semble normal (du moins je le pense). Du coup, évidemment, j'escompte à ce que le même vendeur me propose par la suite des choses de meilleurs factures. Il faut se faire désirer pour qu'ils nous présentent des objets potables avec des bons prix...
J'ai vu également le monument de la réunification, pas trop mal finalement. Le quartier aussi de la briqueterie en dessous de la grande mosquée de Yaoundé construite par les saoudiens. Au passage et en photo, la première mosquée de la capitale. Il y a aussi partout des petites boutiques de rue pour recharger son téléphone portable. Le quartier de la briqueterie est clairement déconseillé aux blancs. Il ne faut pas s'y promener.
Bien, maintenant, il va falloir s'attaquer à d'autres choses :
- la conversion de mon permis de conduire français en permis camer
- l'établissement de ma carte de résident
l'aventure continue...
J'ai quelques soucis aussi à ne pas pouvoir récupérer de l'argent, les distributeurs bancaires ne sont pas légions et les conditions de retrait à l'étranger sont assez faibles. En clair, la pratique est plutôt de tout payer en liquide et d'apporter avec soi son chéquier. Personne n'a eu l'obligeance de m'en parler auparavant. Il faut être sur place pour découvrir ce petit "truc".
Après plusieurs discussions et tractations, j'ai pu avoir un véhicule pour le week-end. J'ai dû le rendre ce lundi pour faire faire un deuxième devis et une révision... encore plusieurs jours qui vont se passer sans voiture à faire du taxi. c'est pénible.
Pour autant, on s'est un peu déplacé dans la ville avec quelques photos à la clef. J'ai fait l'acquisition (après négociation bien sûr !) de deux petites statuettes assez jolis, à un prix qui me semble normal (du moins je le pense). Du coup, évidemment, j'escompte à ce que le même vendeur me propose par la suite des choses de meilleurs factures. Il faut se faire désirer pour qu'ils nous présentent des objets potables avec des bons prix...
J'ai vu également le monument de la réunification, pas trop mal finalement. Le quartier aussi de la briqueterie en dessous de la grande mosquée de Yaoundé construite par les saoudiens. Au passage et en photo, la première mosquée de la capitale. Il y a aussi partout des petites boutiques de rue pour recharger son téléphone portable. Le quartier de la briqueterie est clairement déconseillé aux blancs. Il ne faut pas s'y promener.
Bien, maintenant, il va falloir s'attaquer à d'autres choses :
- la conversion de mon permis de conduire français en permis camer
- l'établissement de ma carte de résident
l'aventure continue...
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